La Suisse et l'Union Européenne sont faites l'une pour l'autre par Jacques Janin

La Suisse et l'Union Européenne sont faites l'une pour l'autre

Titre de livre: La Suisse et l'Union Européenne sont faites l'une pour l'autre

Éditeur: Jacques Janin

Auteur: Jacques Janin


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Jacques Janin avec La Suisse et l'Union Européenne sont faites l'une pour l'autre

D’origine paysanne, Jacques Janin est docteur ès sciences économiques et commerciales de l’Ecole des HEC de l’Université de Lausanne.

Il a été directeur de la Chambre vaudoise d’agriculture devenue Prométerre de 1985 à 2001.

Elève du professeur Henri Rieben, il a milité tout au long de sa carrière professionnelle pour un rapprochement entre la Suisse et l’Union européenne.

L’auteur est effaré par l’effondrement des convictions proeuropéennes, en Suisse et notamment en Romandie, depuis 1992. Appartenant à la dernière génération qui a connu la guerre et vécu la genèse de l’union des Européens, il estime de son devoir de rappeler les fondamentaux de cette œuvre prodigieuse et de ses réussites. Il observe que la Suisse et l’UE partagent les mêmes valeurs et il tient à tordre le coup aux inepties et dénigrements qui dominent l’appréciation portée à la construction européenne.

La Suisse continue à se comporter comme au temps où elle était entourée de pays qui étaient en confrontation constante si ne n’est en guerre et qu’il convenait, alors, de s’en isoler pour ne pas être entraînés dans la mêlée. La réunification du continent et la chute du mur de Berlin avec la fin de la guerre froide entre l’Est et l’Ouest, ont complètement changé la donne. Entourée désormais loin à la ronde de pays unis, notre pays doit adopter des comportements de bon voisinage et cesser de chercher systématiquement à se singulariser et à accroître sa prospérité par des finasseries qui lèsent son entourage.

S’agissant du secteur agroalimentaire, il est d’avis qu’ « une agriculture sans industrie alimentaire est un voilier sans mâture » et qu’une branche durablement non compétitive est condamnée à s’étioler. Il est donc partisan d’un libre-échange à l’échelle du continent. Mais compte tenu des perturbations sur le marché des changes, il ne croit pas à un libre-échange entre partenaires qui ne partagent pas une même monnaie. Dès lors, il juge bancal économiquement et inconvenant politiquement toute forme de relation Suisse-Union européenne qui n’implique pas une participation à la prise des décisions communautaire et l’adoption de l’euro.